UPDATES

ANGELICA HICKS

Etre Milanais, ça ne se résume pas à la ville dans laquelle on est né, c’est un état d’esprit. Bien que les Milanais le nient, ils viennent du monde entier. Pour se revendiquer véritable Milanais, il faut faire siens certains comportements et certaines manières d’être.
Le Milanais est toujours pressé, mais il n’est jamais en retard. Il planifie sa journée, de manière à ne pas perdre une seule minute. Il met son casque alors qu’il est encore dans l’ascenseur et il a déjà son ticket de métro en main cent mètres avant le tourniquet. Le Milanais se sent coupable s’il ne travaille pas au moins neuf heures par jour. Dans le même temps, il se sent aussi coupable s’il ne trouve pas un peu de temps à consacrer à lui-même et à ses amis. Alors, il ne néglige pas sa vie sociale. L’année est bien rythmée par des événements auxquels il faut absolument assister, ou tout au moins y faire un saut. Il faut connaître le calendrier. La Semaine de la Mode en février et en septembre, le Salon du Meuble en avril.
L’expo Orticola en mai, la vitrine du pépiniérisme italien, née à Milan en 1996 et organisée dans les Jardins d’Indro Montanelli, dont les recettes sont dédiées aux espaces verts de la ville. Mais hors de question de s’y rendre sans porter un chapeau richement fleuri !
Le Milanais ne passe le week-end à Milan qu’en ces rares occasions, le reste du temps il va à Santa Margherita Ligure, à Forte dei Marmi ou à Saint- Moritz, où il ne fréquente que ses connaissances milanaises.
Malgré ses obligations sans nombre, la qualité de vie d’un vrai Milanais est d’un très haut niveau. Milan sait être une capitale économique, sans oublier d’être une ville italienne, dont elle préserve les valeurs fondamentales. Voilà pourquoi même l’homme d’affaires le plus affairé trouve toujours un moment pour prendre un bon repas et du temps à consacrer à sa famille et à ses amis.
En semaine, quand il sort du bureau, il va prendre l’apéro. Tout Milanais a son bar attitré où il peut demander « comme d’habitude ! », les rares fois où il n’a pas d’autres événements (à Milan, il n’y a pas de fêtes, il n’y a que des événements !).
Toute situation s’accompagne d’une tenue parfaite que le Milanais étale en faisant semblant d’avoir mis la première chose qu’il a trouvée dans son armoire. Le soin que l’on doit prêter à sa parure et à sa personne sont des prérequis incontournables, qui ne doivent pourtant jamais être trop exagérés.
Où qu’il aille, il ne se soucie nullement de la façon de garer sa voiture et recourt à toute son imagination : il se gare au-delà des espaces bleus ou jaunes, privilégie les trottoirs, les passages cloutés ou les bandes médianes.

 

Cette description vous sied ? Ca ne suffit pas ! Pour être un Milanais digne de ce nom, vous devez parler rigoureusement avec un « e » ouvert quand vous parlez des panzerotti de Luini, des croissants de pâte frite farcis à la tomate et à la mozzarella, et aimer les cotoletta traditionnelles (côtelettes de veau).
Un seul détail trahit souvent les faux Milanais : l’article défini ! À Milan, Giovanni n’existe pas, mais LE Giovanni oui ! De même, il y a LA Luisa, LA Pina et LE Giacomo.

LISEZ ÉGALEMENT

UPDATES

LA CAMPAGNE WHITE RIBBON FOR WOMEN

UPDATES

POMELLATO BALERA EVENT

UPDATES

SCILLA RUFFO DI CALABRIA